La Vitrine des vins du monde

8 juillet 2013

La plus grande exposition de vins et spiritueux s’est déroulée à Bordeaux du 16 au 20 juin.

Rendez-vous biennal incontournable, le salon Vinexpo s’est tenu au parc des expositions de Bordeaux-Lac.

Avec 49 pays représentés, 2’400 exposants, 1’250 journalistes plus de 46’000 visiteurs, la grande foire des vins et spiritueux annonce des retombées médiatiques, dans plus de 60 pays.

Depuis 1981, les opérateurs du marché du vin se retrouvent à Bordeaux. Des producteurs, des importateurs, des courtiers, des sommeliers, des responsables de la grande distribution, restaurateurs ou acteurs de la filière. Chacun y trouve sa place et exerce ses talents au contact de visiteurs strictement sélectionnés, uniquement des professionnels venus de plus de 140 pays.

Alors que la France vient juste de repasser devant l’Italie avec la plus grande production mondiale (419 mio d’hl.) et l’Espagne le challenger en troisième position.

Environ 20% du vin de la planète est produit en France. Avec 11milliards d’Euros (dont la moitié est réalisée à l’export) le vin est aujourd’hui le troisième secteur exportateur français après l’aéronautique et la parfumerie.

On comprend ainsi mieux pourquoi le plus grand salon international des vins et spiritueux tient ses assises dans l’Hexagone. Outre les exposants qui viennent du monde entier pour présenter leur production (deuxième apparition des vins indiens), Vinexpo est le théâtre de plusieurs conférences, débats, et confrontations. Un forum nous informe des dernières tendances du marché, comme l’extrême popularité du vin en Thailande avec une augmentation croissante de la consommation ces deux dernières années, malgré les taxes exorbitantes dans ce pays; plus de 1’200 restaurants proposent du vin aujourd’hui à Bangkok, c’est 30 fois plus qu’il y a cinq ans.

Vinexpo, c’est avant tout la grande messe du vin et des marques avec le fameux Club du Lac ou les grands noms reçoivent sur réservation.

Dans un secteur en mutations permanentes où les pays traditionnellement consommateurs sont soumis à toujours plus de concurrence, les nouveaux pays consommateurs viennent modifier l’équation. Les spécialistes érigent les nouvelles tendances. Au détour d’un stand de dégustation, tous comparent, quantifient et réservent ce qui viendra demain garnir vos celliers et comblés vos papilles.

Plein de nouvelles choses sélectionnées pour vous, à découvrir et à savourer ici ou ailleurs. PHB


Villa Sparina

8 juillet 2013

L’Azienda Agricola Villa Sparina se situe à Monterotondo près de Gavi dans le sud-est du Piémont. La famille Moccagatta, propriétaire du domaine, a su tirer sa force de la tradition tout en étant à la pointe de l’innovation. Les soixante hectares de vignes sont entourés de bois et plantés du cépage blanc de prédilection : le Cortese. Les Barbera et Dolcetto sont les cépages rouges cultivés sur ces terres idéalement orientées sur les collines en pente douce de cette région ventilée de brises marines.

L’âme et le prestige de Villa Sparina se reconnaissent surtout dans le caractère du Villa Sparina, ce vin blanc obtenu des sévères sélections de raisin de Cortese.

Le même cépage est aussi vinifié en méthode traditionnelle en bouteille, pour obtenir un grand vin mousseux.

Le Rivalta est sans doute l’un des plus grands vins d’Italie. Il est issu des neuf hectares cultivés de Barbera sur les collines de Rivalta Bormida.

Le Villa Sparina, le second vin du Rivalta, est mis en bouteille après un an de barriques, pour près de deux pour le Rivalta.

Un autre Barbera vinifié en cuve qui porte le nom de Montej a droit à l’appellation d’Ovada. PAD


Un si beau vin de soif !

8 juillet 2013

Il y a certaines contrées étranges, qui s’obstinent à inventer des mots locaux pour dire ce qu’on pourrait dire tellement mieux autrement. C’est ainsi qu’en Allemagne, ils disent Gutedel. En Valais, Fendant. A Genève, Perlan. Il paraît même qu’il y en a qui parlent du Lausannois en disant Chasselas… Non, sans rire, j’étais d’astreinte l’autre vendredi comme juré au Mondial du chasselas, deuxième édition. 638 vins avaient été envoyés aux organisateurs, dont… 593 suisses (et 35 allemands, 8 français, 1 californien et 1 canadien). Il y a encore un bout de chemin pour que le Mondial soit mondial, non ?

Assis à ma table de juré – entre Yvonne, sommelière à Karlsruhe, Benjamin, caviste chez Mosca, Antoine, fonctionnaire au Contrôle des alcools, et Jacky, chroniqueur vineux français – j’ai été émerveillé par l’extraordinaire diversité de ce cépage. Tout le monde le répète comme un credo religieux : le chasselas exprime au mieux son terroir. A déguster ces vins, je me disais qu’en plus il pardonne peu en vinification. Sa subtilité, sa délicatesse, sa presque timidité font ressortir les défauts à la vigne ou à la cave. Alors que nous entrons en silence les notes des divers critères sur notre tablette électronique, voici cette verdeur qui annonce que le vigneron a vendangé trop tôt. Et là, cet excès de sucrosité qui rend le vin trop lourd. Et ici…

Non, il n’existe pas un seul chasselas, pas une norme unique. Mais ce vin doit rester cet équilibre ultime entre une belle fraîcheur qui donne envie d’en reboire dès qu’on en a bu, une minéralité un peu brute signe d’un vin de caractère, ce léger gras qui enrobe la bouche sans encombrer les papilles. Pas forcément facile de ranger tout ça dans les critères de la petite machine. Deux notes pour la vue (que donner à un non-filtré dans la rubrique «limpidité»?). Trois notes pour l’odorat. Quatre pour le goût. Et une pour l’harmonie du tout. Au maximum 100 points pour un vin qui serait la perfection ultime. Franchement, notre petite tablée est restée assez compacte dans ses jugements des quelques dizaines d’échantillons qui nous ont été servis. En gros, une immense majorité de notes entre 80 et 90. Quand on sait que la médaille d’argent est à 85 et la médaille d’or à 89, on voit qu’on est dans une fourchette extrêmement fine où le moindre écart peut signifier récompense ou non. Pour ma part, j’ai trouvé deux vins franchement décevants, un vingtaine d’honnêtes mais qui ne méritaient pas de médailles, j’ai dû donner l’argent à sept ou huit, et l’or à deux. Trop sévère ? Peut-être.

Et que manger avec tout cela ? Une bonne spécialité suisse au Chalet du Mont-Pèlerin qui a désormais tous les crus de Chardonne à sa carte ? Ou des superbes crevettes à l’ail du Restaurant du Mont-d’Or, à Lausanne, repris par Serge Coletta, qui y propose une cuisine italienne comme la faisait sa maman, simple, goûteuse, axée sur les produits ? A moins qu’un détour par la cuisine indienne du Laxmi, à Lausanne, repris par Umar Adnan, et qui y propose des plats comme là-bas, entre Punjab et Pakistan, la meilleure table du genre dans le coin? On avait aussi bien aimé associer le chasselas à un tartare de féra juste citronné comme il faut, concocté par Edgard Bovier, au Lausanne Palace. A vous de voir : les goûts sont aussi multiples que le chasselas a de diversité. Dave


1er vendredi du mois de juin

5 juin 2013


Cully Jazz Festival

15 avril 2013